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Le "Normandie", 220.000 TPL, construit à La Ciotat en 1972, après son sister ship "Aquitaine". Un bateau difficile à aimer tellement il avait de défauts. Les chantiers de La Ciotat n'avaient vraiment pas signé un chef d'oeuvre avec ce navire. A vitesse normale les vibrations étaient tellemnt importantes que tout cassait à bord, il était impossible d'écrire, le couvert mis sur les tables se retrouvait par terre en quelques minutes. On ralentissait une heure le dimanche pour pouvoir faire le courrier ou se reposer un peu. Les malfaçons étaient inombrables, plus de trois cents faisant l'objet d'un PV de garantie. J'avais même trouvé un rondin plein à la place d'un tuyau sur le circuit de gaz inerte, il faut le faire. Très forts à La Ciotat!
En finition à La Ciotat
Propulsion par turbine. La mise en service avait été très laborieuse, impossible de mettre au point la chauffe automatique. Les chaudières fumaient tellement qu'il fallut évacuer La Ciotat, les habitants ne supportant plus la pollution par les fumées, pour finir la mise au point à Marseille.
Malgré les mises au point, la chauffe génère encore pas mal de suie, comme en témoigne cette photo du ramonage journalier.
Il n'y a pas beaucoup de tuyaux sur le pont.Le navire avait été mis en service sans lavage au brut, qu'il fallut installer plus tard.Le gaz inerte lui, était fort heureusement d'origine.
A quai à Marseille. On voit bien les deux cheminées encastrées dans les logements, pour un inconfort maximum de l'équipage.
Debordement volontaire de ballast propre sur le pont. Les tuyaux de cargaison font 800 mm de diamètre, avec réduction à 400 mm aux bouches. Il y avait tellement d'ennuis de vannes que j'avais pris l'habitude de ramper à l'intérieur des tuyaux, de babord à tribord, pour les inspecter avant chargement
Cette passagère, de taille normale, donne une idée de la taille des guindeaux.
Premier chargement à Mina-al-Ahmadi, nous pensions être sur un gros navire, mais nous étions le plus petit des quatre chargeant ensemble à "sea island" ce jour là. Cadence de chargement 20.000 T/h
Suivant l'expression d'un collègue, il naviguait "comme une louche", embarquant les paquets de mer maximum.
Au Cap des Aiguilles nous croisons un petit pétrolier, environ 20.000 T, qui ressemble à un jouet dans cette mer un peu formée.
Dernier coup d'oeil au navire en débarquant sur rade de Dubaï après chargement. Sans regrets!
D'autres photos à venir, après fouilles dans mes archives...
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