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« Au temps des premiers paquebots
à vapeur » est l’histoire de ces « charbonniers
» dont on se riait, tandis qu’ils faisaient leurs débuts
sur les fleuves français et américains. Alourdis par leurs
roues à aubes, la coque pleine d’une énorme machine
et de charbon, qui pouvait croire que ces vapeurs poussifs parviendraient
à vaincre les rapides grands voiliers ? |
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Quelle surprise, pour le passager qui met pour la première
fois le pied sur le pont mouvant d’un pyroscaphe ! Tout l’étonne
et l’inquiète : trépidations de la machine, coups
des pistons, odeurs nouvelles d’huile et de gaz de combustion.
Mais il est vite enthousiasmé par ce navire affranchi des vents
et par la vie mondaine qui règne à bord. Dans des salons
d’un luxe incroyable, se côtoient aristocrates désoeuvrés
et aventuriers, fonctionnaires, commerçants et missionnaires.
Ignorant les risques de la mer, ne connaissant de la traversée
que les plaisirs, tous font confiance aux officiers en stricte redingote,
qui veillent sur la passerelle fouettée d’embruns et criblée
de suie, en écoutant le battement omniprésent de la machine.
Peu s’intéressent aux chauffeurs et aux mécaniciens,
qui travaillent sous leurs pieds dans des compartiments surchauffés
jusqu’à 70 degrés. |
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