La mer, les marins, la marine marchande, la marine de guerre,
la pêche : autant de termes qui évoquent un monde à
part, l’aventure, les horizons lointains, l’homme qui se construit
à l’épreuve du danger… pourvu qu’il soit
question des flibustiers des temps héroïques de la voile. Car
ce qui s’est passé sur les mers du globe depuis 1805 n’incite
pas nécessairement au romantisme, qu’il s’agisse de la
suprématie anglo-saxonne, des voiliers livrés à la
rationalisation avant de céder la place aux navires mécanisés,
de l’intégration des chemins de l'océan à une
économie mondialisée, de la chasse industrielle aux cétacés
ou du choc entre cuirassés puis entre porte-avions.
Pour comprendre ce que fut le travail des gens de mer et ainsi mettre en
perspective les réalités actuelles, il faut s’embarquer
à bord des navires, étudier la logique technique de leur mise
en œuvre, s’intéresser au fonctionnement de leur espace
socioprofessionnel. Il faut aussi pénétrer dans les bureaux
des armateurs et des ministres de la marine. Le présent ouvrage invite
à un tel voyage virtuel. La mer étant le monde de l’imprévu,
il reprend le dossier d’événements maritimes célèbres
(naufrages de la Méduse et du Titanic ; batailles de Trafalgar, de
Midway, etc.), mais il propose aussi un éclairage concret sur des
aspects plus méconnus telles l’intensification du travail à
bord des voiliers rapides ou les relations sociales à bord d’un
grand cuirassé. |