Le câblier Ile de Bréhat, septembre 2006
Hervé Cozanet

Ce navire appartient à Alda Marine, société unissant Alcatel et Louis Dreyfus Armateurs. Il peut poser des câbles ou les réparer. A l'heure actuelle il est affecté à l'entretien des câbles en Atlantique dans le cadre de l'ACMA, accord qui regroupe plus de 50 compagnies de télécommunications. Cet accord utilise quatre navires, deux basés à Brest, un à Baltimore et un à Curaçao.
Construit en 2001 par le chantier coréen Hyundaï, l' Ile de Bréhat a deux sister-ships : Ile de Sein et Ile de Batz.
Caractéristiques principales:
imo 9247053
Dimensions 140,36 x 23,40 x 12,00
Tirant d'eau été 8,016 m
Tonnage brut /net 13 978 / 4 193
Port en lourd 9 760 t
Motorisation 4 diesel MAK 9M32 de 4 320 kW
Propulsion 2 moteurs éléctriques Alstom MZ6 HXD de 4 000 kW, 2 hélices
Propulseurs latéraux 2 x 1 500 kW à l'avant et 2 x 1 475 kW à l'arrière
Propulseur azimutal 1 x 1 500 kW à l'avant, rétractable.
                        

                               
La passerelle : Une passerelle immense avec vue panoramique, vastes pupitres regroupant les appareils de navigation et de commande. Une rangée de six consoles : commandes des moteurs de propulsion et propulseurs latéraux, surveillance et conduite de tous les appareils, positionnement dynamique, localisation sonar, cartographie du câble sous marin.
La console de commande
des moteurs.
On peut afficher sur les écrans les schémas correspondant aux systèmes sur lesquels on veut intervenir. A gauche les commandes du propulseur azimutal, à droite le circuit de ballastage. L'image radar.
Plan général, montrant en particulier les cales à câbles Carte de la zone d'intervention
du navire dans le cadre de l'ACMA.
La console de contrôle et
de commande de la charrue
Vastes espaces de travail.

Le pont et les appareils liés au câble :
La plage avant est courte, il faut de la place sur l'arrière pour le travail.
Les gros réas à l'arrière guident les câbles en réparations pendant le hissage à bord et la mise à l'eau. Le réa milieu sert à la pose.
Grosses bouées, constituées d'empilements,
qui supportent la section de câble
attendant réparation.
Les réas de guidage pour la pose de câble.
Le ROV (remote operated vehicle) sous son bossoir de mise à l'eau.
Les conteneurs sont des ateliers ou magasins, et le poste de pilotage du ROV.
Ces espèces de grappins divers sont dragués sur le fond pour récupérer les câbles.
Cet appareil est un détrencheur, remorqué pour repécher un câble enterré.
Le ROV a tendance à flotter, des hélices le plaquent au fond pour qu'il glisse
sur ces patins. Il peut travailler jusqu'à 3 000 m de fond.
A l'avant les bras de manipulation,
articulés dans tous les sens
et munis de pinces.
A l'arrière les buses qui projetent
de l'eau pour creuser une tranchée
où vient se poser le câble.
Le poste de pilotage du ROV. L'opérateur manipule les organes au moyen de joysticks et dispose d'écrans de contrôle et de moniteurs. Toutes les opérations sont filmées et enregistrées.
Ceci n'est pas une oeuvre d'art mais un des réas qui guident le câble du ROV.
Le câble à réparer est hissé
par ce treuil à large tambour,
et par la machine à pneus ci dessous.
Le grand hangar de travail s'ouvre au milieu sur les cales à câbles. Les arceaux guident le câble en respectant un rayon
de courbure correct. Les rateliers de droite reçoivent les répéteurs. Ces appareils très coûteux sont stockés en atmosphère climatisée. Des bâches isolantes viennent fermer la zone délimitée par une ligne rouge au sol.
La machine à pneus à six paires de roues, qui entraîne le câble à réparer.
Elle peut se déplacer latéralement
pour tirer toujours bien dans l'axe.
La même machine mais à 21 paires de roues pour la pose de câble.
Le local de commande du treuil et des machines à pneus.
La salle de jointage. C'est ici que les câbles réparés sont réunis bout à bout. La jonction est une délicate affaire de spécialistes.
Une cale de stockage de câble. 7 m de haut, 19 m de diamètre, elle peut contenir environ 3 000 km.
En tout le navire peut donc embarquer dans les 6 000 km. Faire le plein est un travail très minutieux
qui dure environ un mois. La cadence de chargement ne dépasse pas 14 kms par heure.
Une cale vide fait un terrain de basket très appréciée de l'équipage.
Une machine qui sert à rejointer le câble, en soudant bout à bout les
deux morceaux.

Cette grosse machine est la charrue de 30 tonnes qui sert à poser un nouveau câble en l'enfouissant. Elle est mise à l'eau par ce gros treuil de 130 t de traction.
Etant donné les missions actuelles du navire, cet appareil ne se trouve pas à bord en ce moment.


Les emménagements:
Le bureau du commandant, on voit bien l'inclinaison du fronton.
Echantillon de câble, souvenir de la dernière mission.
Le bureau du second capitaine.
Le bar des officiers, il y a des tabourets mais le navire est "sec". Pas d'alcool.
La salle à manger des officiers.
Le gymnasium, superbement équipé, avec même un sauna !
La cuisine
Les vélos pour aller à terre.
Les opérateurs du ROV,
et l'équipe de jointeurs.

La machine : La source d'énergie est diesel-électrique. Quatre moteurs diesel de 4 320 kW chacun entraînent des alternateurs produisant de l'électricité sous 6 600 volts. Les deux moteurs électriques de propulsion ont chacun une puissanc e de 4 000 kW et entraînent chacun une hélice à pas fixe.
Les groupes électrogènes principaux, qui alimentent les moteurs de propulsion et tous les autres besoins du bord à la mer.
Les bouilleurs qui produisent l'eau douce.
Les tableaux électriques,
à droite 6 600 V, à gauche 440.
Le PC Machine, où on retrouve les ordinateurs qui regroupent
les fonctions de conduite, surveillance, historique, etc.
Un des deux moteurs électriques de propulsion.
Le propulseur azimutal en position relevé.
A lui seul il peut donner 5 nœuds.
Un des deux appareils à gouverner, de type rotatif.
Le puits de descente de la perche acoustique.
Une des portes étanches qui divisent le navire en plusieurs tranches.
Quelques images de la carène