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Reportage à bord du câblier LEON THEVENIN
Ce navire appartient à France Telecom, est armé par France Telecom Marine. Il est basé à Brest et sa mission est l'entretien et le dépannage de câbles de communication en Atlantique. Voir caractéristiques principales .
Les câbliers sont des navires très spécialisés. De plus parmi les câbliers on distingue deux types de travail, la pose de câbles et leur maintenance. Le Léon Thévenin est capable de faire les deux, mais ses missions actuelles sont de la maintenance. A Brest il a son poste bien à lui, avec à terre des cuves de stockage de câbles, et un chemin de câbles permettant leur embarquement.
Le personnel marin compte une cinquantaine de personnes, auxquels se joignent une vingtaine de techniciens pour les missions.
La pose de câbles a beaucoup diminué ces dernières années, ceux existant sont loin d'être utilisés à leur pleine capacité. Un seul câble peut acheminer des dizaines de gigabits. C'est donc la maintenance qui maintient les câbliers en activité.
Leon Thevenin
Le davier avant, surmonté d'un portique, qui permet la manutention des câbles repéchés au fond.
Le davier arrière permettrait la mise à l'eau de nouveaux câbles.
On voit à terre le chemin de câbles qui aboutit au navire.
La passerelle de navigation est équipée de façon normale..... avec en plus un système de positionnement dynamique contrôlé d'ici. La commande auto ou manuelle des propulseurs latéraux et des hélices de propulsion permet de maintenir le navire exactement à la position voulue. Ce système particulier de sonar sert à répérer le ROV en plongée.
Une table à cartes de dimensions inhabituelle, sert aussi aux briefings avant interventions.
Un logiciel permet de tenir à jour de façon précise tout l'historique de chaque câble et de le visualier sur écran.
Station radio GMDSS.
On aperçoit les cales, en forme de cuves circulaires, contenant les câbles Ce local, attenant à la timonerie abrite tous les éléments de commande et de contrôle du ROV. A l'extrême gauche le pupitre de pilotage proprement dit de l'engin. Toutes les opérations sont enregistrées et filmées pour vérification. L'engin est équipé de multiples caméras, d'où le nombre d'écrans.
Lovage des câbles en cale.
Le pont de travail. Le câble récupéré au fond est hissé à bord ici par un treuil avec un tambour de très grand diamètre. Le mou est récupéré par une machine qui coince le câble entre des pneus exerçant une pression d'une tonne. C'est ici que s'effectue la réparation.
Voici la machine, les roues viennent coïncer le câble entre les pneus, pour l'entrainer. Le même genre de machine, à l'arrière du navire, servirait à la pose de câble. Celle là est équipée de douze paires de pneus.
       
Tableau montrant les différents types de grappins utilisés pour la pèche du câble à réparer. Le local technique du personnel chargé de la réparation. Quelques échantillons de câbles et de kits de jointage. Vue vers la plage avant. Allons faire un tour sur le pont ou à la machine
A voir aussi, le site France Telecom

Notes succinctes sur les câbles:
- contrairement à une idée répandue, le gros du trafic de communications passe par câbles et non par satelittes.
- rien qu'en Atlantique, entre Europe et Amériques, on en compte environ 180.000 km.
- les câbles autrefois en cuivre sont désormais composés d'une âme de fibres optiques extêmement fines, qui acheminent les signaux. Cette âme est protégée par une enveloppe en matière plastique, puis entourée d'une gaine de cuivre qui sert à alimenter en énergie les répéteurs. Ces relais sont nécessaires tous les 200 kms au maximum pour redonner sa vigueur au signal. L'ensemble est de nouveau entouré de gaines de protection.
- plus le câble est immergé profondément moins il a besoin de protection. Par moins de 200 m il a une double ou triple armure. Le danger d'avarie provient en effet des chalutiers à 90 pour cent. Avec l'évolution des techniques de chalutage les câbles peuvent maintenant être endommagés par un chalut jusqu'à 1.500 mètres de profondeur et même plus.