Stage à bord du Belem, juin 2004

Etre "passager au long cours" c'est bien... mais l'on n'est pas marin pour autant. Le stage embarqué sur le Belem, en juin 2004, entre Copenhague et Stockholm m'aura enfin permis d'être un vrai marin... le temps d'une semaine en mer Baltique !

La France a cette chance de posséder, avec le Belem, non seulement un illustre trois-mâts historique et plus que centenaire, mais encore un grand voilier sur lequel tout un chacun peut embarquer, naviguer, apprendre quelques rudiments de navigation à la voile, participer aux manoeuvres, grimper sur la mature... jusqu'à un certain niveau, et uniquement pour les amateurs.


Embarquement à
Copenhague
   
   

Bien sûr il faut payer le prix du stage, variable en fonction de la durée d'embarquement (ainsi que l'avion, le cas échéant)... mais aussi accepter un confort somme toute précaire (surtout en ce qui concerne les couchettes)... et participer aux corvées : attention au plat du déjeuner, que vous devrez  trimbaler de la cuisine (située devant) jusqu'à l'intérieur du carré, avec un escalier plutôt raide et une mer pas forcément calme. Les stagiaires-moussaillons sont affamés et attendent la bonne pitance après leur quart... Alors il n'est pas question de faire tomber le plat et son contenu avant de le poser sur la table collective !


Le carré des stagiaires

Un poste de stagiaires

Préparatifs

Gabier en haut

Vent, voiles et nuit

Carguer la voile

Temps superbe

Stagiaires volontaires

Réduire la toile...

et puis le soleil

et le ciel bleu
 
Un des évènements forts pour l'apprenti-marin est sans aucun doute le moment où on lui confiera la barre du Belem, pour un temps plus ou moins long. C'est véritablement lui qui pilotera alors le voilier, toutes voiles dehors... mais gare à bien garder le cap!
Je dois avouer que de me retrouver seul avec cette grande roue tout à l'arrière, derrière la dunette, m'a quelque peu angoissé, car le cap n'est pas du tout facile à garder et il faut aussi faire très attention  à la voilure. Heureusement que l'oeil providentiel du Bosco, en ce qui me concerne, aura permis d'éviter d'accentuer la manoeuvre de barre dans le mauvais sens... n'étant du reste pas le seul à m'être fait avoir par une instrumentaion sommaire et trompeuse à cet endroit.

Garder le cap, garder le cap...

Par tous temps

pas tout seul
Mais le plus beau moment, c'est quand l'on nous amènera par quatre ou cinq dans le zodiac, pour tourner autour du Belem, toutes voiles dehors (spectacle très rare pour les spectateurs terriens), afin de le prendre en photo en pleine mer.
 

Cordages et nœuds

Tous aux manœuvres

Dans la dunette

Commandant et sextant

Bientôt Stockholm

Une des milliers d'iles

Trafic dans la passe

Au revoir Commandant

Au revoir Belem

Palais royal de Stockholm

Wasa muset
 

Et j'ai piloté le Belem, j'ai connu aussi une mer assez agitée à un moment, toujours à l'extérieur et sans avoir le moindre début du mal de mer: navire superbe, navire tenant admirablement bien la mer. On n'oublie pas une navigation sur le Belem

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