Le CHASSIRON, pétrolier-chimiquier de Petromarine
Ce navire à double coque a été construit en 2000 par le chantier hollandais Niestern Sander.
Il fréquente en ce moment l'Europe occidentale, en transportant des produits raffinés, et l'armateur propriétaire Petromarine a aimablement autorisé la visite pour réaliser ce petit reportage.

Caractéristiques principales:

Longueur 119,00 m
Largeur 17,80 m
Creux 9,50 m
Tonnage brut 5 547 ums
Port en lourd été 9 995 tonnes
Tirant d'eau 7,38 m
Puissance 3 840 kW
Vitesse 14 nds
   

voir les caractéristiques détaillées

     
 

Le voici en cours d'opérations commerciales
déchargeant une cargaison de fuel domestique.

(photo Yannick Le Bris)



La passerelle de navigation : vue panoramique, de grands sabords inclinés munis d'essuie-glaces énormes et robustes, équipements superbes.
La console centrale regroupe toutes les commandes: barre, moteur principal, propulseur d'étrave, communications..
Le système de navigation intégré. Les informations de la carte électronique, du GPS, du radar sont visualisées sur ce moniteur.
La classique table à cartes .
Les cartes papier restent la référence, pour l'instant.
La station radio GMDSS.
Le navire décharge sa cargaison par ce bras articulé type Chicksan,
(belle vue sur la rade)
Les éléments de structure, barrots et lisses, sont à l'extérieur. On aperçoit des berceaux destinés à recevoir des défenses Yokohama à l'arrière, des citernes de gaz à l'avant.
Les tourets d'amarres au premier plan servent seulement au stockage.
(Photo Niestern Sander)
Embarcation "free fall".
Les apparaux de manoeuvre sont électro-hydrauliques.
Le tambour de treuil est divisé en deux parties: stockage et force.
L'ancre est d'un type peu courant.
Le calculateur de chargement.
Les niveaux dans les cuves sont mesurés par des radars, intallation Auxitrol.
Le PC Cargaison, avec les pupitres de commande des pompes et vannes.
A droite un système d'analyse de l'atmosphère dans les compartiments vides et ballasts.
Le navire est équipé de pompes de cargaison hydrauliques immergées Frank Mohn (Framo).

En haut du fronton, un gyrophare et une sirène actionnés par les alarmes niveau haut.

Tuyautages de cargaison, avec au premier plan les tuyaux d'une pompe immergée, vue ci dessous.
Detection de niveau par radar au millimètre près, et alarmes de niveau haut et très haut
Les ballasts latéraux.

Le chargement ne se fait pas à travers la pompe mais par cette descente directe baptisée "drop line".

Une pompe Frank Mohn, qui aspire dans un puisard pour réduire la quantité impompable à quelques litres.

Au plafond d'une cuve, un appareil de lavage rotatif, et les capteurs de niveaux hauts.

 
La vie à bord :      
Tout le monde, 13 personnes, mange dans le même carré.
Un joyeux cuisinier, dommage que l'odeur ne puisse pas être enregistrée, ça sentait bien bon.
Le photographe est rentré sans être annoncé, les bouteilles d'eau ne font pas partie d'une mise en scène !
Le bureau du Chef mécanicien, que j'ai dérangé en plein travail pour me guider dans : la machine
Carénage      

En mars 2006 le navire a connu un incident technique, il a perdu un morceau de pale d'hélice. Il a donc fallu remplacer la pale abimée et l'armement en a profité pour faire un arrêt technqiue complet, normalement programmé un peu plus tard.

Le navire est à l'aise dans la forme N° 3 de Brest, prévue pour accueillir les pétroliers de 500.000 tonnes.

La coque passe par toutes les couleurs avant de retrouver son aspect le plus flatteur.

     
       
Dépose du gouvernail de type Becker

Après remontage, il ne reste plus qu'à refaire le plein d'huile hydraulique.

Derniers préparatifs avant de remettre en eau un superbe navire. Visitez la machine